Les axes prioritaires du projet : la transition numérique et la transition écologique et l’économie circulaire

Le projet vise une transformation systémique : formation des formateurs, formation initiale et formation continue.
Les axes complémentaires : compétences pédagogiques, développement de l’apprentissage, compétences managériales et entrepreneuriales, doctorats et recherche en architecture et paysage.

Qui sont les acteurs du projet TAP ?

Le consortium réunit l’ensemble des établissements publics de formation en architecture et en paysage (20 ENSAP et 2 INSA), le CNOA, la Cité de
l’Architecture et du Patrimoine (Ecole de Chaillot), amàco et REFC’A. Les soutiens du projet : 15 universités, 8 écoles d’ingénieurs et grandes écoles, 5 instituts et organismes de formation, 3 associations et fonds de dotation, 2 cabinets d’architecture, 10 industriels et professionnels de la filière, 6 opérateurs et établissements publics.

Avec quels financements et quels moyens ?

Le projet TAP est soutenu par le programme France 2030. Le budget total prévisionnel du projet (sur 5 ans) est de 7 750 000 € pour une subvention de 5 000 000 € versée par l’ANR à l’ENSA Normandie, établissement chef de file du projet. Les fonds seront répartis selon les missions attribuées aux membres du consortium. Chaque conseil d’administration des établissements du consortium a voté l’annexe financière de la participation de son établissement.

Objectifs sur 5 ans

Adapter les maquettes pédagogiques des ENSA-P (formations initiales et alternances)

• Nouveaux modules pédagogiques
• Création de nouveaux parcours en alternance
• Formation au management et à l’entrepreneuriat

Développer la formation des formateurs (et les outils pédagogiques)
• Offre commune de formation de formateurs
• Production de contenus et d’outils pédagogiques destinés à l’enseignement
• Animation des réseaux d’enseignants
• Formation des enseignants-chercheurs au doctorat

Amplifier et fédérer une offre de formation continue sous forme de campus territoriaux associant les acteurs locaux
(création de modules, articulation avec la recherche et l’entrepreneuriat).
• Ouverture de la plateforme du REFC’A de formation continue aux membres du consortium
• Création de formations continues et transformation des formations de spécialisation des écoles pour intégrer la formation continue
• Inscription de formations continues au Répertoire Spécifique

Parmi les compétences à développer

La transition numérique

• Simulation des performances environnementales,
• Gestion des données,
• Patrimoine matériel et HBim (Heritage Building Information Modeling),
• Représentation numérique et visualisation de l’information,
• Metavers, réalités virtuelles et augmentées,
• Intelligence Artificielle pour l’architecture,
• Modélisation et Maquette numérique (BIM),
• Modélisation urbaine (SIG et CIM),
• Robotique créative…

La transition écologique et l’économie circulaire

• Réduction de l’empreinte carbone
et foncière,
• Renaturation des sols, biodiversité,
• Réemploi, recyclage,
• Rénovation énergétique,
• Rafraîchissement urbain,
• Concertation, médiation,
• Gestion des risques naturels,
• Matériaux bio-sourcés et géosourcés,
• Zéro artificialisation nette (ZAN)…

Le pilotage du projet TAP Transitions Architecture Paysage

Pilotage global / Chef de file : ENSA Normandie +11 membres du consortium

Pilotage pôle formation initiale et alternance / ENSA Nancy et ENSA Toulouse
+ 12 membres du consortium

Pilotage pôle formation des formateurs / amàco + 6 membres du consortium
Pilotage pôle formation continue / REFC’A + 7 membres du consortium.

Une équipe projet recrutée pour le projet comprenant un pilote, six ingénieurs pédagogiques
et deux chargés de la formation continue.

Une assistance à maîtrise d’ouvrage

Un comité opérationnel regroupant l’ensemble des pilotes et l’équipe projet. Rôle : suivi global
du projet et des objectifs, identification des points d’arbitrage à soumettre au comité de pilotage, consolidation des avancées par axe.

Un comité de pilotage regroupant les membres du consortium. Rôle : définir et décider des orientations et des arbitrages stratégiques.

Un comité stratégique regroupant le ministère de la Culture, la fédération française de paysage,
les partenaires stratégiques (organismes, acteurs, collectivités, entreprises, opérateurs).
Rôle : faire des recommandations d’ajustement ou d’amélioration à des temps donnés du projet, soutenir le déploiement du programme.

Quelques chiffres sur les filières architecture et paysage

Architecture : 64 000 professionnels
(30 000 inscrits à l’Ordre des architectes)

2000 diplômés/an, 25 diplômes en bi-cursus, 16 diplômes de spécialisation,
25 diplômes universitaires


Besoins : répondre aux enjeux de la stratégie nationale de l’architecture
(SNA 2025).


Paysage : 61 000 professionnels
(3550 agences de conception)


1400 diplômés/an (dont 280 Bac +5)
Besoins : 390 paysagistes concepteurs
manquants chaque année.


En savoir + sur l’AMI-CMA

Le projet TAP est lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir ». L’Appel à Manifestation d’Intérêt « Compétences et métiers d’avenir » (AMI CMA) s’inscrit dans le cadre des objectifs et leviers de France 2030. Il vise à répondre aux besoins des secteurs stratégiques et émergents de demain.
L’AMI est porté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et géré pour le compte de l’État par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et la Caisse des dépôts et des consignations (CDC). Le ministère du Travail et de l’Emploi est l’un des ministères pilotes, aux côtés des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Les ministères de l’Économie, de l’Agriculture et de l’Environnement sont également associés.

Objectifs :
– accélérer la formation aux métiers d’avenir et répondre aux besoins des entreprises et des institutions publiques en matière de formation, d’ingénierie de formation initiale et continue, et d’attractivité des formations, pour favoriser l’acquisition des compétences nécessaires aux métiers d’avenir de France 2030.
– former 400 000 personnes par an à horizon 2030 et 1 million de nouveaux diplômés d’ici 2030 sur tout le territoire.

En tout, ce sont deux milliards d’euros qui sont consacrés à la création de l’offre de formation en poursuivant les objectifs et leviers France 2030, avec une forte priorité pour les industries de la décarbonation et du numérique.